À propos

Le projet ECIEB réunit des chercheurs internationaux en biologie évolutionnaire, en sciences sociales, en histoire des sciences et en philosophie des sciences afin d’étudier de manière interdisciplinaire la pensée évolutionnaire au 21ème siècle, du point de vue de trois laboratoires différents. L’objectif est d’enquêter sur les implications des nouvelles connaissances empiriques relatives à la théorie de l’évolution et aux disciplines qui lui sont associées.

Le projet permet d’exploiter, d’enrichir et de formaliser des relations interdisciplinaires qui étaient d’ores et déjà existantes entre partenaires et institutions. Le projet de recherche, cherche ainsi à articuler les implications de la nouvelle biologie évolutionnaire pour l’étude de l’évolution, l’étude de l’histoire des sciences, de la philosophie des sciences, et l’application de la pensée évolutionnaire au delà des frontières traditionnelles de la biologie, particulièrement pour les sciences sociales et comportementales. Le partenariat a été construit spécifiquement pour correspondre à l’ampleur et à la diversité de l’expertise de ses partenaires, pour répondre aux défis uniques soulevés par le présent programme de recherche. Chacune des institutions partenaires est déjà profondément engagée dans au moins une des composantes du projet, et chacune va bénéficier de l’accès à un collectif intégré et de plus grande ampleur.

Le programme proposé permettra de renforcer et de formaliser les nombreux efforts de collaboration multilatéraux déjà existants entre les institutions membres. Le projet est mené par des philosophes de la biologie – Frédéric Bouchard pour Montréal, Denis Walsh pour Toronto, Philippe Huneman pour Paris en sont les responsables – qui travaillent tous en lien étroit avec biologistes de l’évolution et écologues. Il part de l’hypothèse qu’une entreprise philosophique de clarification de concepts et de réflexion méthodologique est nécessaire pour résoudre les difficultés théoriques propres aux controverses actuelles sur une « extension » ou une « réforme » de la biologie évolutive, face aux nouveaux apports de la biologie moléculaire, de la théorie du développement, de la phylogénétique moléculaire et de l’écologie théorique.

Le projet implique plusieurs doctorants et postdoctorants. Chacun département est un pôle reconnu comme leader en philosophie des sciences dans son pays ou au-delà. Une collaboration existe entre tous les participants depuis près de dix ans, manifeste sous la forme d’un « consortium pour l’histoire et la philosophie de la biologie », qui se réunit tous les ans (et inclut Cambridge University et Duke University), et qui a déjà donné lieu à de nombreuses publications en collaboration sur ces questions (dont : Bouchard & Huneman (eds), From groups to individiduals, MIT Press 2013, Huneman & Walsh (eds), Challenges for evolutionary theory, forthcoming. Oxford UP). Plusieurs subventions canadiennes ou franco-canadiennes ont déjà été obtenues par les départements pris deux à deux.

Le LIA travaillera sur trois volets simultanément : • Histoire et développement de la biologie de l’évolution, de la Théorie Synthétique de l’Evolution (1930-50) à sa remise en question actuelle. • Fondements conceptuels de la théorie de l’évolution. • Pensée évolutionniste dans les sciences sociales et en philosophie des sciences. Il organisera plusieurs séminaires interdisciplinaires annuels, planifiera des échanges de doctorants (deux sont déjà en cotutelle, entre Paris et Montréal ou Toronto et Paris). L’ensemble des travaux donnera lieu à des publications de « review papers » dans des revues internationales telles que Journal of the History of Biology, Biology and philosophy, TREE, Journal of evolutionary biology, etc. – ainsi qu’à un ou deux ouvrages collectifs, et éventuellement une monographie.